Le Vivant, le Doux

Par son approche systémique et globale, la médecine traditionnelle chinoise a fait ses preuves depuis des millénaires. Elle considère l’être humain comme un tout très complexe, intégré dans un contexte non moins complexe dont il faut aussi tenir compte quand il s’agit de guérir.

C’est pourquoi pour passer maître dans l’art de guérir, les médecins chinois ont une formation des plus longues et des plus pointues.

Ne pourrions-nous pas utiliser les connaissances de cette médecine traditionnelle pour nous aider à nous auto-guérir ? Ceux qui ont essayé d’aborder cette médecine savent que ce n’est pas facile. Je me suis adonnée à ce petit défi et dans mes recherches, j’ai trouvé un cours de base qui est un vrai petit bijoux pour démarrer.
Ce cours a été transmis par un des grands maîtres chinois dans la plus pure tradition orale. On peut donc d’abord écouter cet enseignement puis ensuite le lire.
Il a l’avantage d’être d’une simplicité et d’une clareté remarquable.

Alors si ça vous chante rendez-vous ici :
http://www.cours-medecine-chinoise.com

Amani

avril 25th, 2009 at 17:21 | Commentaires fermés | Permalink

La crise actuelle est dit-on d’ordre économique.
Face à cette annonce quelles sont nos réactions?
la peur, l’indifférence, l’intérêt pour en comprendre les causes ?

Dans les médias c’est toujours le même sénério,
on nous explique les causes mais on a bien du mal
à les comprendre vraiment.
Ce que l’on peut dire grosso modo c’est que ça tourne toujours
autour du problème de la spéculation sur l’argent.

Mais selon vous, quelles sont les causes réelles de tout cela?
Et surtout quelles sont les réponses que nous pourrions
offrir ?

Quand vous écoutez les nouvelles qu’avez-vous comme sentiment?
comment imaginez vous les solutions ?
En avez-vous ?

Généralement les individus se trouvent bien démunis face à ce
problème qui nous paraît gigantesque et du même coup
insoluble. C’est un problème qui parait loin de nous qui
semble appartenir à des responsables ; des grands
dirigeants d’entreprise, des hommes politiques,
en fait aux puissants de ce monde.

Ou encore à un système complètement déshumanisé
qui est entrain de broyer l’homme et de l’assujettir
totalement.

Dans pratiquement toutes ces visions l’homme est réduit
à une sorte d’impuissance qui a le pouvoir d’anéantir
sa volonté et qui le maintient dans la peur.

Bien sûr il y a des mouvements qui sont issus de
ce que j’appelerai pour résumer : les initiatives des
créatifs culturels, qui sont là heureusement, pour essayer
de construire un autre monde avec d’autres valeurs.

Les individus de ces divers mouvements n’attendent pas
que l’ultra solution viennent d’une sphère supérieure
mais au contraire oeuvre là où ils sont avec leurs visions et les
moyens du bords.

D’autres fondent des partis politiques pour dénoncer
plus que pour construire, scindant les hommes en groupes
de plus en plus petits qui finissent par s’opposer inévitablement.

Je crois après avoir bien observer tous ces phénomènes
que le fond de cette crise économique est en fait
spirituelle. Et quand je dis spirituelle je parle
de nos consciences. Parce que nos consciences ne sont pas
des objets que l’on peut voir, peser, mesurer.
Notre conscience est de nature immatérielle car nous
avons pour réfléchir, un esprit.

Cette réalité que l’être humain est avant tout un esprit
est déjà tout bonnement niée. Dès que l’on parle de
spirituel le mot est déjà en lui-même suspect et dangereux.

Il faut prendre des précautions pour l’employer, sinon
les jugements et les amalames vont bon train.

Ce simple fait est déjà un signe très grave et très significatif.
La spiritualté est rangée dans une partie spéciale de
la vie des être humains. Elle est comme à part. Elle peut être
religieuse ou non, pratiquée individuellement ou dans une communauté
mais elle n’est pratiquement jamais évoquée quand
on parle des problèmes de notre vie quotidienne.
Pourquoi est-ce ainsi ?

Pourquoi, si l’être humain est avant tout caractérisé par sa conscience,
sa vie spirituelle n’était-elle qu’une activité parmi
d’autres alors qu’il s’agit de sa nature même !? Le coeur même
de son essence !

Nous sommes tellement habitués à cet etat de fait que cela
ne choque personne. Comment est-il possible que l’entité humaine
ait été à ce point évincée de la place qui est la sienne ?

Regardez bien quelles sont vos images intérieures à propos de l’Homme
aujourd’hui et vous verrez que l’être humain est complètement mis à part
de la scène du monde alors qu’il en est le centre. L’être humain est
devenu un esclave des grands systèmes, il est comme dépossedé
de lui-même et de son destin.

Rendez-vous compte de cela, C’est très important.

Dans toutes les sciences y compris les sciences sociales
l’homme est considéré comme n’importe quel autre sujet d’étude.
Au nom de l’objectivité, la science a complètement déshumanisée
l’être humain et son contexte social.

C’est pourquoi l’homme aujourd’hui est considéré comme
un homo economicus et c’est tout. Cet homo économicus qui
doit consommer pour alimenter la grosse machine de l’argent
qui le broye.

Dans ce contexte les hommes se rebellent (à travers les partis politiques ou les mouvements de rebellions qui peuvent parfois dégénérer en guerre civile)
ou alors ils se taisent quand ils ont trop peur.
Ces deux réponses, le mouton noir et le mouton blanc, ne sont pas
des solutions durables. L’être humain est dans tous les cas un esclave.

Car comme dirait mon amie Ghis, l’être humain n’est pas un mouton.
Cependant il réagit comme un mouton, parce qu’en il a oublié qui il était.

Je voudrais vous raconter une petite histoire personnelle qui m’est arrivé
il y a près de quinze ans maintenant. Je venais de regarder le dessin animé
de Walt Disney ‘Le roi Lion”. Pendant la séance et surtout après, en
sortant du cinéma, je pleurais à gros sanglots, je ne sais pas si vous avez vu
ce film initiatique mais il pose la question de l’identité de l’homme,
de l’oubli de cette identité et puis de sa reconquète. je venais de contacter
avec beaucoup de souffrance à quel point cette question de la
véritable identité de l’être humain était quelque chose de cruciale pour moi
bien sûr, mais aussi que c’était une question de fond pour nous tous.

En fait cette quête avait démarrée dix ans auparavant avec la naissance de
ma fille Emmanuelle. A l’époque je n’avais que 20 ans et je me suis posée
mille questions :

c’est quoi un enfant ?
comment on fait pour élever, éduquer un enfant etc ?

Cette aventure maternelle m’a amenée à chercher plus loin
la véritable nature de l’être humain. ça c’était la petite histoire !

Nous sommes aujourd’hui dans la même situation que le roi lion
lorsqu’il est complètement dépossédé de son royaume.
Les yennes ont pris le pouvoir.
Et il nous faut rassembler tout notre courage et toutes nos ressources pour reconquérir ce royaume qui nous revient de droit.

mais comment faire ?
Ne sommes – nous pas un simple petit grain de poussière minuscule et ridicule face aux monstres des systèmes ?

Fort heureusement nous sommes bien plus que cela !

La conscience et la force de conscience d’un seul homme peut faire basculer le destin d’un pays tout entier :regardez Ganhdi, regardez Hitler.

Comment ont-ils fait?
Ne croyez pas que votre concience ne soit pas capable de faire de telles choses. Chacun d’entre nous à une force incroyable qu’il peut mettre au service du plus grand bien de tous ou du plus grand mal.

L’homme a cherché tout et partout sauf en lui-même et sur lui-même.
Les connaissances que l’on a de l’être humain aujourd’hui se limitent à une étude abstaite, froide et objective.
Les sciences sociales ou sciences dites humaines sortent tout droit des mêmes façons d’observer et de penser l’être humain.

L’économie en est un très bel exemple. Les hommes de science ont voulu en faire une théorie qui leur donnerait l’illusion de pouvoir contrôler les échanges alors qu’en réalité
il s’agit d’un domaine des plus vivants qui soit.
On peut tout à fait comparer la société à un organisme humain.
Cet organisme social est régie par les lois du vivant. Or les sciences sociales
ont découpé, spécifié, analysé, compté, décortiqué et finalement sont passées à côté de l’essentiel : ce qui se trouve entre les choses, les rapports, les relations systémiques, les jeux de forces et finalement ce qui est invisible.

(à suivre)

Amani

avril 24th, 2009 at 18:51 | Comments & Trackbacks (1) | Permalink

Il était une fois un petit farfadet qui vivait dans la maison de deux géants.Il avait toujours été là servant sans relâche un vieux couple de géants qui s’appelait Grison et Grisa. On les appelait ainsi car ils étaient aigris, mesquins et avait le teint blafard ressemblant à des morts vivants.

Ce farfadet s’appelait Mourous ce qui veut dire « meurt pour tous » en langage des géants. Il en avait toujours été ainsi. Mais lui était particulièrement serviable. Il faisait à la perfection tout ce que Grison et Grisa exigeait de lui. Si bien que pour le récompenser, il avait le droit d’aller pendant une heure chaque jour dans la forêt où il pouvait faire tout ce qu’il voulait. C’était un grand privilège pour un farfadet car jamais dans l’histoire cela n’était encore arrivé. C’est pourquoi il continuait à travailler avec beaucoup d’application pour ses vieux géants.

Pour rien au monde il ne voulait mettre en péril cette heure de liberté et de bonheur. D’ailleurs quand il lui arrivait de faire quelque chose de travers Grison lui interdisait d’aller dans la forêt.

Un jour alors qu’il était calmement assis au pieds d’un arbre il vit passer devant lui une lumière vive et furtive d’un éclat tout particulier. Il était venu très souvent ici mais il n’avait encore jamais vu une chose pareille. La lumière s’arrêta devant lui et se posa sur une branche. C’était en fait une libellule magnifique à la fois dorée et bleuté. Mais son rayonnement était si étrange qu’il osa lui adresser la parole.

Tout intrigué Mourous lui demande : ” mais qui es-tu ?” La libellule lui répond : « je m’appelle Harmonie ». Mourous sentait son cœur vibrer d’une drôle de façon. Il se rendait bien compte que cette libellule n’était pas comme les autres. Harmonie avait souvent vu Mourous venir dans la forêt pour y admirer tous les êtres qui l’habitaient. Harmonie qui était en fait la fée de cette forêt avait été si touchée par le cœur si doux et si pur de Mourous qu’elle décida de lui apparaître sous la forme d’une libellule.

Ce jour là Mourous rentrait dans la maison des géants le cœur léger et si heureux qu’il continua son travail dans la joie et la bonne humeur. Pendant plusieurs jours il revoyait la mystérieuse libellule. Chaque jour il dansait, riait, chantait avec elle tout heureux. Son cœur était en fête. Mais les géants s’apercevant de ce changement en firent très irrités et même furieux de le voir ainsi tout heureux. Ils pensèrent qu’il mijotait un mauvais coup ou qu’il se moquait d’eux. Pour le punir les géants lui interdire d’aller dans la forêt. Mourous en était triste à mourir. Sa vie devenait un enfer.

Cela dura 7 ans. Les géants et Mourous aussi d’ailleurs finir par oublier la mauvaise aventure de la bonne humeur. Mourous pouvait à nouveau aller dans la forêt une heure chaque jour. Il ne pensait plus à la fée libellule, mais il était heureux d’avoir retrouver ce moment si précieux pour lui. Soudain il aperçu une petite lumière bleue passer furtivement à sa gauche puis à sa droite. Son cœur tressailli. « Harmonie » cria-t-il ! « Quelle joie de te revoir ! » répondit la fée. Ils restèrent ensemble jusqu’à la tombée de la nuit. Mourous se sentait si bien auprès d’elle qu’il en oublia de rentrer à l’heure prévue. A son retour Grison était si en colère qu’il l’enferma dans la cave pendant plusieurs jours. Le cœur de Mourous était plus lourd que jamais. Il était désespéré et ne voyait pas comment il pourrait revoir Harmonie. Il savait aussi que plus jamais il ne pourrait l’oublier. La vie repris son cours mais il ne pouvait plus désormais s’éloigner de la maison. Il continuait ses tâches mais si mal que Grison le réprimandait de plus en plus souvent.

Cependant un jour Grison lui demanda d’aller lui chercher une poule au village d’à côté. Et pendant qu’il marchait sur le chemin qui mène à la forêt, Mourous sentit un air frais et si doux qu’il reconnu avant même de la voir, celle qu’il l’aimait désormais d’un amour si profond. Il s’arrêta et juste au dessus de lui Harmonie dessinait de merveilleux dessins dans les airs. Elle s’approcha de lui avec douceur. Ils restèrent longtemps en silence à danser tous les deux. Parfois Mourous avait l’impression de s’envoler tellement son cœur était léger et heureux.

Il oublia pourquoi il était parti et quand vient la nuit alors il se rappela qu’il devait être rentré pour préparer le dîner. Harmonie lui tenait toujours compagnie. Elle était si belle. Il ne voulait plus la quitter. Il passa la nuit et s’endormit au petit matin en compagnie de sa fée. Il se réveilla à midi. Le soleil était tout en haut, les oiseaux chantaient, tout brillait de milles éclats autour de lui. Harmonie n’était plus à ses côtés mais c’est comme si, désormais, il l’a voyait partout dans chaque fleur, chaque petit ruisseau, chaque feuille. A ce moment il sentit son cœur qui s’ouvrit à un amour nouveau et infini. Il repensa aux deux géants et retourna dans leur maison et voici ce qu’il leur dit : « Je suis un farfadet. Ma place n’est plus dans votre maison, à votre service. Un farfadet est un être de la nature et vit dans la joie. Je suis venu vous dire adieu ». Les vieux géants ne comprenant pas ce qui se passait ne bougèrent point. Ils regardaient leur farfadet s’éloigner et quand il fut déjà loin ils entendirent Mourous qui leur criait : « au fait j’ai oublié de vous dire je m’appelle AMANI » qui veut dire dans le langage de farfadet le vivant, le doux.

Amani

avril 24th, 2009 at 15:03 | Commentaires fermés | Permalink

J’ai un faible tout particulier pour cette formule, elle me rappelle à elle seule le chemin que je me suis engagée à accomplir.

Voilà en tout cas une affirmation de Dostoïevski qui en soi est une enigme. De quel monde parlons-nous et de quelle beauté s’agit-il ?

Est-ce dans notre effort pour la percevoir qu’elle oeuvre déjà ? Est-elle la source de notre identité perdue ?

La recherche du “beau” est une voie qui concerne nos coeurs. Tout comme la recherche de la “vérité” est du domaine de nos têtes et la recherche du “bon” est associée à nos membres. L’homme tripartite porte en essence ces trois ideaux comme une trinité qu’il devra harmoniser pour répondre à son propre défi.

Comment répondez-vous à ce défi intérieur ?

Amani

avril 22nd, 2009 at 14:28 | Comments & Trackbacks (1) | Permalink