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Vous parcourez les archives de cuisine

Transmissions et échanges de savoir-faire

juin 21, 2009

Bonjour,

Mon projet est fondé sur la semi-autarcie. Nous n’avons pas de capitaux donc nous visons la location l’idéal serait dans un village abandonné, d’autres participants sont bien sur espérés et bienvenus..

Du point de vue de mes connaissance culinaires, je suis cuisinier hôtelier depuis 1971 et j’ai terminé formateur en cuisine. Je maîtrise aussi les différents pains et méthodes de panification, la pâtisserie et viennoiserie, la charcuterie maison et bien sûr différentes méthodes de conservation traditionnelle. On peut aussi ajouter quelques notions de confiserie et de chocolat.

Voila pour une ‘tite première présentation. Pour le projet l’idéal serait en altitude, pas loin de la mer, avec de la terre cultivable et si possible une ferme laitière (vaches) à proximité.

J’ai des plans valables de four à pain, de fumoir etc

Et je suis passionné par les technique de construction en paille

Au plaisir de vous lire

Amicalement

Alain

Caton avait tout compris

mars 2, 2009

catonConsul de la République romaine, Caton l’Ancien (mort en 149 B.C.) nous est surtout connu par son De agri cultura, seul de ses ouvrages qui nous soit parvenu intégralement.

Un traité antique d’économie rurale

De agri cultura est un véritable traité d’économie rurale de l’Antiquité. Caton y explique comment exploiter une ferme et la faire prospérer.

Très orienté sur l’agriculture méridionale, le traité dispense des conseils à tous égards. On, y apprend par exemple les instructions à donner à l’architecte de votre maison de campagne, les prescriptions pour abattre le bois à la bonne époque, la manière de construire un four à chaux, de greffer le vigne, les poires et les pommes.

Après la recette de la bouillie de froment, Caton vous explique comment engraisser les volailles ou crépir le mur d’une habitation.

Comment choisir un domaine bien disposé ?

Connectez-vous sur votre site préféré d’annonces immobilières et respectez le mode d’emploi suivant :

Achat et disposition du domaine.

Lorsque vous vous décidez à faire l’acquisition d’un domaine, gardez-vous de l’acheter à tout prix; n’épargnez pas les visites, et ne vous contentez pas de l’explorer une fois. Plus vous le verrez, plus vous lui trouverez de charmes s’il est fertile. Examinez soigneusement les apparences extérieures des voisins ; elles sont brillantes dans une bonne contrée. Lorsque vous y entrez, ménagez-vous les moyens d’en sortir : choisissez un ciel serein, peu troublé par les tempêtes; que le sol soit excellent, et renferme en lui-même toutes ses qualités. Autant que possible, il sera au pied d’une montagne, il regardera le midi; la situation en sera saine; il sera entouré d’une population laborieuse, auprès d’une eau salutaire, non loin d’une ville populeuse, au bord d’une mer ou d’une rivière navigable et renommée. Le domaine sera de ceux qui changent rarement de propriétaires, qu’on vend à regret, et qui possèdent des bâtiments commodes. On recherchera pour prédécesseur un homme qui mette beaucoup de sagacité dans ses cultures et dans ses constructions. Quand vous ferez vos visites, portez votre attention sur le nombre des pressoirs et des futailles : s’ils sont en petit nombre, vous pouvez en conclure que le rendement est modique. Regardez moins la quantité que l’arrangement convenable des attirails. Rejetez également la pénurie et le luxe dans le nombre des instruments. Souvenez-vous qu’un champ très productif, comme un homme prodigue, est ruineux, s’il occasionne un excès de dépense. Si vous me demandez quel est le meilleur domaine, je vous répondrai : Sur un domaine de cent arpents et bien situé, la vigne est la meilleure récolte, si elle est productive : je place ensuite un potager arrosable ; au troisième rang, une oseraie; au quatrième, l’olivier; au cinquième, une prairie; au sixième, les céréales ; au septième, un taillis; puis un verger, et enfin une forêt de chênes.”

Pour lire le De Agri Cultura : Traduction intégrale par P.Remacle en ligne sur son site

Savoir-faire primordiaux de toute organisation autarcique

mars 2, 2009

Si l’on définit l’autarcie comme la recherche de l’indépendance dans la satisfaction des besoins physiologiques de la personne humaine -alimentation, vêtement, habitat, santé-, on peut faire l’inventaire des objectifs opérationnels de toute démarche autarcique.

Il s’agit de :

  • se protéger contre les intempéries extérieures par un habitat adapté,
  • se vêtir selon les saisons et les activités quotidiennes,
  • disposer d’eau en quantité et qualité suffisante,
  • produire l’essentiel de son alimentation,
  • se maintenir en bonne santé.

De cela, on peut déduire

Les savoir-faire de l’économie domestique

Voici une petite liste qui va me servir à organiser les groupes de notre réseau social.

1/Construction et entretien de l’habitat

Retrouvez le groupe des bâtisseurs de ce réseau social et informez-vous des intitiatives relatives à l’habitat.

2/Maraude (chasse, pêche, cueillette) et agriculture (jardinage, élevage)

Nous accueillons sur ce réseau des jardiniers et des éleveurs mais les maraudeurs (chasseurs, pêcheurs, cueilleurs) sont les bienvenus.

3/Techniques artisanales de production des biens (poterie, tissage, vannerie, couture, forge)

Rejoignez le groupe “Ingénieurs et artisans” ; notre livre de chevet est “L’homme et la matière” d’A.Leroi-Gourhan.

4/Cuisine (préparation, conditionnement et conservation)

Rejoignez le groupe des cuisiniers pour échanger trucs, recettes et secrets de conservation

5/Auto-médication

Un groupe de “médecins” à propos de l’auto-médication et des médecines alternatives

Stratégies autarciques : les apports de l’archéologie expérimentale

février 28, 2009

L’archéologie expérimentale est une discipline ancillaire de l’archéologie. Elle vise à valider les faits archéologiques et contribuer à l’interprétation du résultat des fouilles en reconstituant par l’expérience les modes de vie et les techniques.

L’archéologie expérimentale est pratiquée par quelques rares ados attardés ou de très sérieux chercheurs du CNRS qui construisent des cabanes et frottent des cailloux.

Une très jolie contribution d’archéologie expérimentale peut se découvrir en ligne, sur le site du musée des temps barbares, dans le parc archéologique de Marle (Aisne).

Musée des temps barbares

Musée des temps barbares

Ce musée organise des chantiers d’expérimentation à propos de :
la cuisine
la fabrication de chapeaux de feutre
la forge
la fabrication du pain
la poterie
la taille de pierre
la teinture
le tissage
le lancer de haches
construction d’un four domestique
reconstitution d’un âtre-cheminée
recette de la soupe aux fèves

Pour aller plus loin : visitez le Musée des temps barbares à Marle, dans l’Aisne

Au commencement…le pain quotidien

février 27, 2009
pain

pain

Sur le plan de la symbolique, je trouve très “porteur de sens” que le premier blog de cette plate-forme dédiée à l’autarcie soit consacré par mon vieux pote d’enfance à la manière de faire son pain.

Même si le pain n’est plus la base de notre alimentation, sa symbolique reste forte. Par ailleurs, comme nous l’expliquera Ethanol, l’autoproduction du pain entraîne un processus de “conscientisation”, la préparation des ingrédients, la préservation du levain (pour les puristes), le pétrissage qui est un véritable travail manuel.

NB : Évidemment, je ne vois pas d’un très bon œil la multiplication de ces machines à pain, souvent importées de pays à bas coût salariaux, qui viennent s’ajouter à l’attirail électro-ménager sous lequel croulent nos placards. Un ami me racontait qu’en acceptant toutes les offres promotionnelles et les cadeaux divers de bienvenue qui lui étaient proposés, il aurait pu se retrouver en moins d’un an à la tête d’une collection d’une petite dizaine de ces machines…

Pour aller plus loin sur l’autoproduction du pain, rendez visite à Ethanol : http://vivre-en-autarcie.com/ethanol/