Projets en campagne : la grande foire à l’exode urbain
Ceux qui veulent changer de vie et partir s’installer à la campagne ont leur salon. Projets en Campagne, 5ème foire nationale accueille les 26 et 27 juin prochains à Limoges tous les candidats à l’exode urbain, ainsi que les territoires ruraux en recherche de nouvelles populations.
Citadins candidats à l’exode et territoires ruraux
Les territoires sont de plus en plus nombreux à se montrer sous leurs meilleurs atours à ces nouveaux candidats à l’exode mais ne savent pas toujours comment se faire connaître, où et comment présenter leurs offres et leurs potentialités. De même, de nombreux citadins attirés par la campagne ne savent pas souvent ce qu’ils peuvent y faire, comment s’y prendre, où aller, à qui s’adresser.
Projets en Campagne réunit territoires et organismes conseils et vous permet de les rencontrer pendant deux journées.
La manifestation permet aux territoires ruraux venus de toute la France et aux organismes conseils, dont la mission est d’accompagner les candidats dans la construction de leur projet, de rencontrer de nombreux visiteurs.
Une grande foire du retour à la campagne
Sur plus de 5000m² d’exposition, cette foire nationale permet aux visiteurs de trouver des offres et des opportunités d’installation, des informations pratiques, des conseils et témoignages pour avancer dans leur projet d’installation.
Née en 2001, cette manifestation nationale se déroule tous les 2 ans à Limoges, pendant deux journées au mois de juin. Chaque édition a accueilli entre 3 000 et 3 500 visiteurs, en provenance de toute la France et de plusieurs pays européens, et en 2007, plus de 130 exposants (territoires et organismes conseils) étaient présents pour informer, conseiller et échanger avec les visiteurs.
Pour en savoir plus, rendez-leur visite sur leur site de Projets en campagne.
8 millions de Français souhaitent s’installer à la campagne
Combien de citadins sont prêts à changer de cadre de vie ? Quels sont les facteurs qui les feront choisir un territoire plutôt qu’un autre ?
Pour 90% de citadins, la campagne a évolué et plus de 8 millions d’entre eux (39%) désirent s’y installer, soit un million de plus qu’en 2005. Et ce n’est plus seulement pour y passer leur retraite. En effet, 50% des citadins souhaitant vivre à la campagne veulent le faire lorsqu’ils sont actifs et 23% envisagent même de changer d’employeur ou d’activité pour y travailler.
Ce désir de changement n’est pas le fait d’une lubie passagère puisque près de la moitié de ces citadins prêts à habiter et travailler en rural a déjà réfléchi à un projet professionnel.
60% de ceux qui souhaitent s’installer en rural n’ont pas encore définitivement choisi la région où concrétiser leur projet. Ils sont particulièrement attentifs à la présence de commerces (39%). Ils attendent aussi des mairies des efforts en matière de transports en commun (42%), de services de proximité (35%) et de maintien des services publics (29%).
Les intercommunalités rurales perçoivent-elles l’enjeu que représente l’accueil de ces citadins “sur le départ” ? Est-ce pour elles une priorité ?
Quelles politiques d’accueil favorisent-elles ?
Ainsi que le confirme l’enquête réalisée auprès des citadins, la campagne est attractive. En effet, 88% des Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) interrogés ont accueilli, au cours de ces trois dernières années, de nouveaux actifs alors même que 83% d’entre eux sont situés dans un secteur rural isolé.
Près de la moitié des EPCI font de l’installation des nouveaux actifs une priorité. Parmi ceux-ci, 58% espèrent que les nouveaux venus créeront et développeront de nouvelles activités économiques, 28% qu’ils maintiendront le niveau d’activité.
67% de ces EPCI qui ont une politique d’accueil volontariste, privilégient le secteur économique. 20% mènent des actions de communication et 13% développent les services et les activités culturelles.
Ils sont 50% à avoir identifié des secteurs d’activité à forts potentiels de croissance. L’ensemble des EPCI “volontaristes” citent comme principaux secteurs qui, faute d’être satisfaits localement, ont besoin de l’arrivée de nouveaux venus : les services aux personnes (73%), l’artisanat (69%) et le commerce (62%).
Ils estiment que les principaux freins à l’installation sont l’absence de logements et de terrains (22%) ainsi que de transports (21%). Le manque de commerce n’obtient que 1%. Sur ce point, on observe un décalage avec les attentes exprimées par les citadins désireux de s’installer en milieu rural, pour qui la présence de commerces de proximité est une préoccupation majeure.
On remarque aussi que paradoxalement, les EPCI n’orientent pas forcément leurs actions sur les points qu’ils identifient comme étant des freins à l’installation.
(Sondage BVA-CNASEA Mai 2007 pour Cnasea, Collectif Ville-Campagne, Région Limousin)
Pour en savoir plus www.projetsencampagne.com