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Bonjour à tous, voici la présentation de notre projet :
Réseau d’autosuffisance dans les Monts d’Arrée
Pourquoi miser sur l’autosuffisance locale ?
Le système actuel de production et de consommation a largement atteint ses limites. Il épuise les ressources de la Terre, compromettant ainsi la vie à court terme maintenant. Nécessité de changer de modes de production de consommation pour réduire notre impact sur l’environnement, notamment en limitant notre production d’ordures, en produisant une énergie propre et naturelle.
Baisse constante du niveau de vie. Dans son livre « Nous redeviendrons tous paysans », Philippe Desbrosses explique par quelles étapes nous allons passer jusqu’à ce que nos niveaux de vie rejoignent ceux du Tiers Monde. Produire les moyens de notre subsistance deviendra alors une question de survie.
Des pionniers en matière d’autarcie, comme la famille Baronnet, ont prouvé qu’il était possible de maintenir un certain confort en étant autonome en « solo ». Alors pourquoi ne pas se lancer sur cette voie ? L‘autosuffisance permet de s’assurer aussi une certaine sécurité, alors que le système a prouvé qu’il atteignait ses limites, qu’il laisse de plus en plus de monde sur le bord de la route, de plus en plus de personnes sont dans la difficulté pour subvenir à leurs propres besoins, l’Etat-providence est en train de s’effondrer ainsi que le système économique dans son ensemble pour ne donner place qu’aux nantis. Dans un système autosuffisant, chacun a sa place et chacun contribue à la production de ressources.
Il serait possible de l’envisager en solo comme les Baronnet, mais en cas de crise grave, cela n’est pas viable. Nous y reviendrons, mais il semble nécessaire de faire du prosélytisme pour que l’autosuffisance soit vraiment une sécurité. Que feront les Baronnet si un grand nombre de leurs voisins se retrouvent dans la difficulté et viennent leur réclamer à manger ? De plus, il est plus facile et plus motivant de s’organiser à plusieurs (exemple : possibilité de mettre en place des ateliers collectifs pour construire et installer des chauffe-eau solaires, des centrales de compostage,… établir à la suite d’une réflexion collective le planning des plantations, etc.). Par ailleurs, elle peut induire une réduction sensible des coûts en matière financière : achat en nombre de matériaux de construction, achat en commun de matériel agricole et de troupeaux pour entretenir les terrains utiles par exemple …).
Nécessité aussi que chaque famille préserve son indépendance. Solidarité et indépendance ne sont pas antinomiques. Un esprit de tolérance doit également prévaloir dans le réseau.
Ce qui signifie que chacun devra prendre sa part de responsabilité, être « dominant » dans son domaine de compétence et ne pas chercher à dominer les autres. Certains seront là pour avoir une vision d’ensemble du fonctionnement du réseau afin de pouvoir signaler les points défaillants et d’assurer la cohésion de l’ensemble, mais ils seront là pour coordonner, et non pas pour diriger. Chacun a sa place dans ce projet et son rôle à jouer.
Nos niveaux de vie ne cessent de baisser, il est urgent d’investir le peu que nous pouvons encore épargner dans un système qui nous permettra de vivre décemment à l’avenir, plutôt que d’attendre que nos niveaux de vie soient alignés sur ceux du Tiers Monde et que nous n’ayons plus les moyens de nous organiser.
Les objectifs :
Nos besoins d’après la pyramide de Maslow :
- respirer
- manger et boire
- se reposer et dormir
- éliminer
- maintenir sa température
- sécurité pour soi et pour autrui
- s’habiller
- propreté corporelle
- se distraire
- communiquer
- se sentir utile
- pratiquer sa foi
- se renseigner, apprendre
- se réaliser soi-même
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Disposer d’un coin de terre arable et d’un toit,
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Assurer et pérenniser ses ressources en eau,
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Produire sa nourriture et la nourriture des animaux de façon autonome
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Maintenir un maximum de confort possible (énergie…)
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Mettre en place un « système de santé » autonome pour le réseau et les animaux du réseau
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Maîtriser de nouvelles compétences pour assurer son indépendance
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Dégager des ressources supplémentaires pour financer des projets collectifs : école Steiner, centre de thérapie holistique, lieu commun de convivialité…
Propositions pour que cette première réunion nous permette tout de suite de rentrer dans le vif du sujet et que nous puissions atteindre ces objectifs dans un délai court (un an maximum) :
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s’organiser en groupes de travail pour que d’ici un an, nous puissions de manière autonome nous loger, nous nourrir, nous vêtir et nous soigner,
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se former pour acquérir des connaissances indispensables dans un système d’autosuffisance. Dans le cadre d’un projet d’acquisition d’autonomie, nous allons devoir ré-apprendre un grand nombre de savoirs ancestraux nécessaires pour pouvoir assurer nos besoins fondamentaux, ainsi que les nouveaux savoirs issus de la recherche en vue d’améliorer les méthodes anciennes dans le but d’utiliser à la fois avec parcimonie et efficacement les ressources de la terre (je ne sais pas si je me fais bien comprendre, mais certaines méthodes de chauffage, par exemple, étaient très gourmandes en énergie. Autre exemple : les méthodes de cultures anciennes préconisent le retournement de la terre, on sait maintenant que cela épuise la terre) (pour ré-apprendre il faut avant tout désapprendre et c’est le plus difficile).
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faire du prosélytisme : informer et sensibiliser la population des Monts d’Arrée afin que par exemple, ils évitent d’investir dans des pelouses et des plantes d’ornements qui ne seront pas comestibles (certaines plantes sont considérées comme ornementales, mais ont des propriétés médicinales, et autres, ou ne sont pas comestibles pour l’homme, mais sont indispensables aux insectes et oiseaux utiles). Retransmettre les connaissances acquises à la fois pour étendre le réseau et pour générer des richesses qui permettront de financer des projets collectifs.
1. S’organiser en groupes de travail
Le découpage proposé ci-dessous peut être revu pour être optimisé. Il faut ajouter deux groupes de travail qui seront abordés aux § 1 et 2 : un dédié à l’organisation de la formation, l’autre à l’organisation de la communication.
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Lieux d’installation
Inventaire des terrains disponibles / choix des terrains
En termes d’organisation spatiale, les participants au projet pourront s’ils le souhaitent se regrouper pour acquérir à plusieurs familles un grand terrain et l’installer collectivement. Plusieurs familles sont déjà installées ou en cours d’installation sur Berrien et les nouveaux arrivants pourront aussi continuer à acquérir individuellement leur lieu d’installation.
Toutefois, si plusieurs familles décident de venir s’installer sur le secteur, il serait souhaitable d’avoir une réflexion collective afin de bénéficier d’économies d’échelles pour les constructions de leur maison ou l’acquisition de yourtes et chalets. Quant au choix des terrains, il faut aussi envisager une réflexion collective pour acquérir des terres au moindre coût, en privilégiant au maximum les terres agricoles plutôt que des terres constructibles.
Il est proposé de mettre en place un groupe de travail pour :
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répertorier les terrains actuellement disponibles par les familles qui ont décidé de participer au projet,
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évaluer les possibilités et les besoins des familles qui souhaitent s’installer et les accompagner dans le choix et l’acquisition d’un lieu d’installation.
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On examinera en particulier les possibilités pour acquérir des terres agricoles et les possibilités de construction / d’installation de ces terres, notamment en acquérant le statut d’agriculteur.
On trouve de grands terrains non constructibles (5000 m²) pour moins de mille euros.
Quelques indications pour l’évaluation des besoins : la famille Baronnet vit pratiquement en autarcie sur un terrain de 3800 m² sur lequel 400 m² sont consacrés au potager. Au-delà de la surface du potager, il est nécessaire de disposer d’espaces complémentaires pour faire son compost, faire son bois, stocker son eau…
Constructions / installation des maisons
étudier les possibilités de construction à moindre coût (autoconstruction, possibilités d’installer des terrains on constructibles avec chalets, yourtes, quid alors des réseaux d’eau, électricité, tout à l’égout etc. : ce sont les questions auquel le groupe de travail devra répondre)
Installation des maisons pour un maximum de confort « autonome » : toilettes sèches, eau (récupération des eaux de pluie pour les alimenter) puits canadiens, cuisinières à bois, cuiseur ou four solaire… Ateliers collectifs pour réaliser ensemble ces installations. Réflexion à mener conjointement avec le groupe de travail sur l’énergie et celui sur la gestion de l’eau.
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Cultures pour se nourrir, se soigner, (se vêtir ?)
Culture, récoltes et conservations : pour parvenir à produire 100% de notre alimentation de base sur une période de 12 mois, il faudra apprendre à cultiver des précoces et des plantes tardives avec et sans serres, à faire des conserves, des confitures, des produits séchés etc.
Alimentation bio et au maximum végétarienne : pour produire un kilo de viande, il faut la même surface de terre que pour cultiver 200kg de tomates ou 160 kg de pommes de terre. Il faut 30 fois plus d’eau et 3,5 fois plus d’énergie pour produire de la « viande » que pour produire un aliment végétal. Si certains veulent continuer à consommer de la viande, il faudra qu’ils s’approvisionnent en dehors du réseau ou qu’ils constituent préalablement un stock de conserves. il faudra alors qu’ils en assurent eux-mêmes leur approvisionnement par leurs propres moyens personnels.
Potager / verger / plantes nécessaires pour les animaux (ex. fleurs comestibles pour les abeilles, fourrage pour les animaux l’hiver).
Réflexion à mener conjointement avec le groupe de travail sur les jardins médicinaux.
On ne peut pas cultiver toutes les plantes existantes. Il faut les sélectionner en fonction du climat et réaliser un agenda spécifique pour planifier les plantations.
Dès le départ, il faut prévoir l’intégration des plantes qui seront utiles pour réaliser des purins et autres décoctions qui permettront de traiter de façon naturelle le jardin contre les agressions les plus courantes : orties, rhubarbe…
Enquêter auprès des anciens pour savoir s’ils ont des graines spécifiques à Berrien. De même pour le verger (pépinière de Stivel produit des pommiers et fruitiers originaires de la région et adaptés à Berrien).
Tester les différentes variétés en ne plantant que quelques graines de chaque variété pour pouvoir tester à la fois la façon de les cultiver (règle de trois : 3 graines à trois endroits différents dans le jardin) mais aussi la façon de les traiter avec des moyens naturels appropriés ainsi que les techniques qui nous permettront de produire nos propres graines pour la saison suivante.
Récolter ses graines
Voir aussi dans la dernière proposition création d’une bourse aux plantes et aux semences.
Conservation des aliments
Un des problèmes que nous risquons de rencontrer dans notre objectif d’autarcie alimentaire, consiste à trouver des solutions pour stocker les excédents de nourriture que nous pouvons réaliser pendant la belle saison pour les conserver et les consommer pendant la saison d’hiver.
Pour notre sécurité et notre diversité alimentaire, il est préférable de multiplier les méthodes de conservation : conserves de fruits dans un four solaire à caisson ou dans un fruitier, séchoir solaire pour déshydrater les aliments, conservation dans des silos (pour éviter qu’ils soient grignotés par les mulots) de la plupart des légumes racines (betterave, carotte, céleri-rave, navet, panais, choux-raves, rutabaga, pommes de terre, topinambours…), conservation en cave …
Créer un stock alimentaire de denrées durables et de graines
Faire une liste et commencer le stockage.
Par ex., se conservent deux ans : les lentilles, pois cassés, haricots, les conserves, les jus de fruits, es noix, les noisettes, les fruits secs… Se conserve sans limitation de durée le sel, le sucre… Il peut être aussi intéressant de stocker les denrées que nous ne pourrons produire (café, thé…) (bien que le thé est un camélia qui pousse en terre acide, on peut peut-être le cultiver en serre chauffée).
Pour les semences, la plupart ne sont plus rustiques et encore moins bios. Il faudrait tâcher de se les procurer prioritairement auprès d’associations telles que Kokopelli, Biaugerme, Ferme de Sainte Marthe pour assurer des plantations durables sans avoir la nécessité de réaliser des traitements chimiques. Encore que ces producteurs de graines ne sont pas situés en Centre Bretagne, donc pas le même climat. Il y aura nécessairement un travail de sélection en amont pour obtenir des légumes adaptés au climat.
Construire des mini-serres, éventuellement dans le cadre d’ateliers collectifs
On peut aussi mettre en pot des variétés par ex. un citronnier (ou mieux calamondin, agrume plus résistant) à rentrer l’hiver pour produire quelques fruits.
Se soigner et soigner les animaux et les plantes
Répertorier les plantes nécessaires (mais pas seulement : ex. : argiles etc …)
Il faut planter un maximum de plantes médicinales et utiles. Elles ne pourront pas toutes s’adapter, il faut faire les tests maintenant.
Réaliser des jardins médicinaux (prendre contact avec l’association Jardins du monde à Brasparts ou Daoulas ?).
Produire des teintures mères, des sirops, des vinaigres etc … et autres techniques de conservations des principes actifs.
Enrichir le sol
Compostage, non retournement de la terre.
Possibilité de rendre un sol pauvre en sol productif à l’aide de bois fragmentés et de compost de bruyère et d’apport de cendres d’ajonc et de genêts, de couverture par empierrement (méthode Heinz Erven) etc. A choisir entre une bonne terre et un bon emplacement (ensoleillé, à proximité d’un point d’eau…), il est toujours préférable de choisir un bon emplacement car il est toujours possible d’améliorer une terre.
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Elevage
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pour se nourrir : œufs, lait, apiculture
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pour se vêtir (laine) : chèvres, moutons (alpagas ?)
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pour se déplacer et gros travaux nécessitant un attelage (ex. : nettoyage de rivière) : chevaux
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pour labourer ? Les cochons sont d’excellents laboureurs
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pour défricher : chèvres
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et pour enrichir le sol
Penser à leur nourriture, leurs abris, leur entretien (ex. :maréchal-ferrant), leurs soins vétérinaires et quotidiens.
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Gestion de l’eau
Valorisation des sources, des puits disponibles sur les terrains
Réalisation de bassins de rétention et/ou de récupération des eaux pluviales et traitement (éventuellement phytoremédiation pour les eaux polluées)
Lagunage
Dans une vision un peu sombre de notre avenir, même le tout-à-l’égout peut ne plus être opérationnel d’où la nécessité d’une autonomie de traitement permettant la récupération des eaux usées. Le lagunage correspond dans cette optique à la solution la plus adaptée.
Il existe des systèmes de pompage solaire efficaces à 20 mètres de dénivelé pour puiser et déplacer les eaux de lagunage en bas vers les basins d’alimentation du jardin en haut.
Traitement des eaux potables par filtrage
Contact à prendre : l’ancien président d’Eaux et Rivières de Bretagne, Jean-Paul Guyomarc’h, il habite Berrien.
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énergie
Les aides financières de l’Etat sont plafonnées, aussi il est souhaitable d’utiliser les crédits disponibles pour investir dans des panneaux photovoltaïques qui sont impossibles à faire en auto-construction et de faire des ateliers collectifs pour faire des éoliennes (Philippe Starck vient de mettre sur le marché une éolienne individuelle pour un prix d’environ 1000 euros + installation, qui peut être installée sans avoir à demander un permis de construire) ou des chauffe-eau solaires. Impact sur le type de construction (orientation des maisons, pente des toits etc.)
étude des solutions les plus avantageuses, notamment sur le plan fiscal.
Etude des possibilités pour installer éoliennes, panneaux photovoltaïques, Thermotransterre, centrale de compostage, etc.
Organisation d’ateliers de construction : cuiseur ou four solaire, puits canadiens…
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Acquisitions collectives : installations collectives (moulin, four à pain…), stock d’outils (broyeur de jardin, fourche-bêche, fourches à foin, houes, faux, râteaux, serpes, haches et scies pour le bois, pioches, sécateurs, éclateurs de bûches…)
Surveiller ce qui passe sur les sites de récupération (brocante gratuite).
2. Acquérir des compétences
Dans le cadre d’un projet d’acquisition d’autonomie, nous allons devoir ré-apprendre un grand nombre de savoirs ancestraux nécessaires pour pouvoir assurer nos besoins fondamentaux. , ainsi que les nouveaux savoirs issus de la recherche en vue d’améliorer les méthodes anciennes dans le but d’utiliser à la fois avec parcimonie et efficacement les ressources de la terre (je ne sais pas si je me fais bien comprendre, mais certaines méthodes de chauffage, par exemple, étaient très gourmandes en énergie. Autre exemple : les méthodes de cultures anciennes préconisent le retournement de la terre, on sait maintenant que cela épuise la terre).
Chacun doit réfléchir aux compétences spécifiques de base qu’il a ou qu’il peut développer pour être prêt au cas où…
Groupe de travail pour recenser les besoins en matière de formation.
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cueillette (champignons, plantes sauvages comestibles, algues …)
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banque de recettes à partir de ce qui est produit (ex. recettes à partir de glands, de fleurs comestibles…). Savoirs artisanaux et anciens pour produire son pain, son savon, sa lessive, etc.
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trucs et astuces à expérimenter pour le jardin
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formation aux plantes médicinales
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formation de thérapeutes
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formation au cardage de la laine, au tissage
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formation au plessage des haies
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…
Adhésion collective à des associations qui puisent nous faire profiter de leur dynamique de groupe.
3. Communiquer / Faire du prosélytisme
Groupe de travail pour coordonner les actions de communication.
Si nous sommes minoritaires dans les Monts d’Arrée à nous être préparés, nous risquons de nous heurter à de grandes difficultés en cas de crise (trop de monde à nourrir à partir des productions que nous aurons pu obtenir). Le mieux est de bien maîtriser le sujet (formations) et de faire du prosélytisme auprès de nos voisins pour les informer, les sensibiliser pour qu’ils se préparent eux aussi.
Il s’agit aussi d’éviter des stratégies individuelles qui pourraient être néfastes pour tous : Ex. nous ne pourrons substituer toute l’énergie que nous consommons par du bois au risque de nous retrouver dépourvus comme les habitants de l’Île de Pâque.
Il est souhaitable d’attirer des personnes disposant de compétences spécifiques : paysans, réparateurs et dépanneurs de tous les secteurs fondamentaux, constructeurs de moyens de déplacement autonomes et durables, cordonniers, couturières, ferronniers, éleveurs, médecins sachant utiliser des méthodes naturelles…
Quelques idées :
- Retransmettre toutes les compétences acquises lors des formations. Ces formations permettront en outre de dégager des ressources nécessaires pour financer des projets collectifs, notamment terrains agricoles pour les installations collectives et pour l’élevage.
- Organiser des sorties ouvertes à tous les habitants des Monts d’Arrée, par ex. pour aller visiter la Maison Autonome des Baronnet, le village écologique de Silfiac….
- Créer une bourse aux semences et aux plantes dans les Monts d’Arrée.
- Organiser des ateliers d’autoconstruction de centrales de compostage, de chauffe eau solaires, de mini-serres, de plessage des haies…
- Créer un site Internet ou blog avec des forums pour maintenir le contact et faire circuler l’information
- Créer une AMAP regroupant divers agriculteurs et éleveurs de préférence bios, (ex. éleveur de vaches laitière à Berrien qui souhaite vendre directement aux particuliers), qui pourront eux-mêmes organiser des sessions de formation.
Autres perspectives à plus long terme et lorsque le réseau se sera étoffé : mise en place d’un SEL (ou s’organiser avec le SEL des Monts d’Arrée) ou l’utilisation de la banque du Temps pour que les échanges soient équitables.
Merci d’avoir lu notre message.
A bientôt.
7 Comments so far
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petite remarque à propos de la consommation de viande. En autarcie, selon Seymour, la présence d’animaux domestiques (au moins poules, au mieux vache) est indispensable pour obtenir la matière organique nécessaire à la fertilisation des sols.
admin 01.18.10 @ 14:57Donc pas besoin de bannir les carnivores !
Bonjour,
monts-arree 01.18.10 @ 15:34Je verrais pour ma part plutôt des poules pour les oeufs et la fertilisation, et des vaches (petite race en voie de disparition Froment du Léon) pour le lait, et la fertilisation.
En effet, sachant qu’il faut environ 7 à 10 kilos de céréales pour produire un kilo de viande, 70% des surfaces agricoles européennes sont actuellement dédiées à la viande et nous sommes encore obligés d’importer en masse du soja de pays en voie de développement qui sont obligés de vendre toute leur production pour rembourser leurs dettes, ce qui donne des paysans qui crèvent de faim là-bas.
Le bilan est donc d’au moins 70% de la terre produisant pour 10 fois moins de denrées, et un bilan humanitaire désastreux.
Le choix est vite fait pour notre part, il faut dans la mesure du possible se passer de viande.
Cordialement.
Elisabeth
PS : si vous voulez en savoir plus sur le sujet, je vous conseille le livre de Fabrice Nicolino, “Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde”.
Bonjour,
jessica 04.12.10 @ 17:26Journaliste intéressée par la vie en autarcie, j’aimerais réalisé un reportage sur le sujet et rencontrer des groupes de gens ou de familles qui vivent en autarcie depuis plusieurs années, ainsi que des gens qui sont en train de franchir la cap. Merci de me contacter si vous êtes intéressé ou de transmettre mon email à d’autres.
Suis dans la même démarche ainsi que quelques amis, qui envisagent de se réfugier en Bretagne l’année prochaine ou 2012. Mes analyses me ramènent toutes dans les Monts d’Arrée … loin des routes principales, abondance de l’eau, altitude, etc ..
Menthalo 05.24.10 @ 9:40Il me semble également indispensable de mettre les compétences et certains moyens en commun.
Je serais donc heureux de suivre vos réflexions
cordialement
nous sommes carrémment en accord avec tout ça, habitons la bretagne, prés à vous rejoindre dans ce projet, habiterions en yourte avec 2 enfants de 6 ans, elle: naturopathe, lui:artiste, musicien et magnétiseur! sommes partant pour cette expérience commune d’autarcie et de réalisation personnelle, merçi de nous contacter, jeancé et pat
octavia 05.31.10 @ 16:01Bonjour, je suis étudiant mais votre projet m’intéresse énormément, je souhaiterai avoir plus d’information afin de pouvoir être le plus utile possible, je ne pense cependant pas pouvoir vous rejoindre définitivement avant 2012, car je suie des études de btp, ce qui je pense pourra être utiles par la suite.
MATHIEU 07.07.10 @ 14:32Merci d’avance pour votre réponse, à bientot.
Bonjour,
Sylvie 07.16.10 @ 18:35Votre projet correspond à mes idées profondes et j’aimerai pouvoir y participer d’autant plus que j’habite à proximité. Actuellement je n’ai pas de moyen financier mais à moyen terme je devrai en obtenir. En attendant j’aimerai étudier avec vous les compétences et idées que je pourrai apporter (notamment en terme de production d’énergie libre et de production de textile bio).
J’ai envie de me sentir utile et libre en quittant ce système qui m’oppresse chaque jour.
Au plaisir de vous lire…