En tant que juriste, j’ai une nette tendance à la paranoïa et je fais toujours très attention à ce que je publie sur le web.
Comme usager des médecines alternatives depuis une petite vingtaine d’année, j’ai suivi le calvaire d’un Beljanski ou la persécution (moins dramatique mais toute aussi réelle) d’un Dogna (qu’ils soient ici tous les deux salués).
Parler de médecines alternatives, s’interroger à propos des stratégies industrielles des laboratoires, mettre en question le bien-fondé de la politique de santé, tout cela n’est pas sans danger.
Avec ce réseau Vivre-en-autarcie.com, je veux m’amuser, rendre service, organiser un espace de liberté et d’expression mais surtout pas m’attirer des ennuis.
Je me pose donc la question : comment faire œuvre utile dans le domaine de l’information « santé », toujours dans une perspective d’auto-suffisance (« Je me maintiens en bonne santé avec mes propres ressources ; je me soigne avec des produits simples et naturels. »), sans pour autant finir en prison ou obligé de s’expatrier ?
Il y a dans cette question deux aspects : l’un est strictement juridique (dans le domaine de l’information « santé », certaines choses sont interdites, notamment tout ce qui mettra à mal le monopole légal des médecins et des pharmaciens à propos de la prescription et de l’administration de médicaments), l’autre est plus insidieux : sur ces questions, il vaut mieux ne pas dire des choses qui dérangent le lobby techno-scientifique, à moins de le dire à voix très basse, de manière à ce que personne ne l’entende.
Comment faire ?
Dans un premier temps, je crois que je vais appliquer les principes suivants (et demander aux rédacteurs de ce blog de faire de même) :
- S’abstenir de toute démarche militante CONTRE quelque chose ou quelqu’un (Ici, on ne parlera pas des vaccins, des antibiotiques, des antidépresseurs, de la politique marketing des laboratoires, des relations entre ces derniers et le corps médical, etc) pour éviter les sujets qui fâchent ;
- Se cantonner strictement à des témoignages personnels. Qui peut m’interdire ou me reprocher d’écrire sur un blog que, quand j’ai le rhume, je bois quelques verres de chlorure de magnésium, un peu de mon urine (le matin, sous la douche [je vous en reparlerais]), de l’extrait de pépins de pamplemousse et que çà passe toujours en quelques jours ?
Si vous avez des conseils à me donner, ils seront les bienvenus.
Je demande très expressément aux rédacteurs de ce blog collectif d’intégrer ces principes de prudence éditoriale. Je serai dans l’obligation de censurer tous les articles qui ne les respecteraient pas.